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Stéphane Cochepain, conseiller municipal et président du Groupe des élus MoDem - Mouvement Démocrate

Alvine Moutongo-Black, Maire-Adjointe chargée du quartier Berges-de-Seine/Beaujon, déléguée aux Droits et Actions en direction des Femmes

Sébastien Renault, conseiller municipal délégué à l'Emploi et l'insertion

Jean-Marie Sarrot, conseiller municipal délégué Hygiène et sécurité

Rachid Haddadi, conseiller municipal

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Made in Bayrou

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Lundi 16 avril 2012 1 16 /04 /Avr /2012 13:46


François Bayrou, invité de Parole directe sur... par bayrou

 

François Bayrou était l'invité de Parole Directe sur TF1, dimanche 15 avril. Pour lui "ce n'est pas de démonstrations de force dont le pays a besoin, mais de démonstrations de vérité".

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Lundi 16 avril 2012 1 16 /04 /Avr /2012 13:36

Dossier habitat indigne – Le mot de l’élu (Clichy Mag mars-avril 2012)

 

CM modem clichy sarrot1 La lutte contre le logement insalubre est une des grandes priorités de la politique de la Ville. En effet, si le droit au logement devrait une cause nationale, il devrait assorti à celui du droit au logement digne.

Les « marchands de sommeil », ceux qui proposent des locations impropres à l’habitat, ne sont pas les bienvenus à Clichy. Humidité, saturnisme, insectes, rats,… Il en va de la santé des familles, et en particulier celle des enfants !

Les propriétaires, quant à eux, doivent aussi prendre leurs responsabilités lorsqu’ils louent leurs biens, bien qu’ils connaissent également des difficultés pour réhabiliter ceux-ci. 

Clichy continuera à œuvrer à la réhabilitation des logements insalubres à travers plusieurs programmes dont les Opérations de Restaurations Immobilières (ORI) et les Opérations Programmées d'Amélioration de l'Habitat  (OPAH) concernant des quartiers dégradés en zone urbaine.

 

Jean-Marie SARROT

Conseiller municipal

délégué à l'Hygiène et la Sécurité

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Vendredi 13 avril 2012 5 13 /04 /Avr /2012 13:42

Le 8 mars a eu lieu la Journée Internationale de la Femme à Clichy. Cette journée est toujours un des temps forts pour rappeler le combat quotidien des femmes, et célébrer leurs quelques victoires.

 

C’est également l’occasion de faire le point sur la condition des femmes à Clichy comme ailleurs en France et dans le monde, sur l’égalité des sexes sur tous les plans, mais aussi la parité dans tous les domaines surtout politique.

 

Car en dépit de quelques avancées, les discriminations demeurent criantes !

 

En France, nous soutenons la création d’un Ministère de l’Egalité qui puisse défendre concrètement tous les droits, et en particulier ceux des femmes.

 

Et à travers le monde, comme en témoigne l’Appel des Femmes Arabes pour la dignité et l’égalité, bon nombre d’entre elles ont choisi de se battre pour que leurs droits soient considérablement reconnus, afin de parvenir à une véritable égalité entre leurs droits et ceux des hommes.

 

Alors, plus qu’un symbole, la journée du 8 mars conserve toute sa pertinence !

 

 

Stéphane Cochepain, Alvine Moutongo-Black, Sébastien Renault, Jean-Marie Sarrot, Rachid Haddadi.

 

____

 

Tribune publiée dans Clichy Mag mars-avril 2012

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Jeudi 12 avril 2012 4 12 /04 /Avr /2012 13:58

Conseil Municipal du 10 avril 2012

Vote du Budget Municipal

Intervention du groupe MoDem

 

 

Monsieur le Maire,

Monsieur le 1er Adjoint chargé des  finances

Mes chers collègues

 

Le projet qui nous est soumis ce soir est l’opportunité d’affirmer notre soutien à votre engagement budgétaire pour 2012.

Néanmoins, au-delà des considérations générales que vous venez d’évoquer et que nous partageons à savoir :

  • Le contexte international de crise financière et économique,
  •  Le contexte national de désengagement de l’état et de rigueur avec des ponctions supplémentaires sur les dotations des collectivités,
  • Un budget municipal volontariste qui vise à protéger les Clichois, reposant sur des orientations fortes tout en poursuivant les priorités engagées (blocage de la fiscalité sur les ménages, maîtrise des dépenses du personnel dans un objectif de stabilité des effectifs …)

Nous  souhaitons nous attarder sur certains points précis à commencer par l’intercommunalité.

 

L’année dernière nous évoquions la question de l’intercommunalité que nous appelions de tous nos vœux, considérant que l’avenir de notre ville passe par cette synergie de projets mis en commun, un intercommunalité exigeante en termes de maîtrise des finances locales.

 

En effet, les élus MoDem considèrent que l’intercommunalité doit être à l’image d’une politique citoyenne  et participative, par conséquent l’affaire de tous, et les Clichois doivent y être associés  en  au travers de débats structurés.

 

Aussi, Monsieur le Maire, la vocation intercommunale de notre ville est-elle toujours une priorité ?

 

Nous considérons que notre ville réduirait encore plus ses dépenses dans un certains nombres de domaines en mutualisant les moyens ; Clichy doit insister conjointement sur la qualité croissante des  services et le développement de la mutualisation du partenariat à chaque fois que cela sera possible. Observons avec satisfaction les bénéfices obtenus au travers du syndicat intercommunal relatif à la restauration scolaire : des repas de meilleurs qualité et moins chers, avec un retour sur investissement important dès la première année, un franc succès !

 

Colombes, Asnières, Bois-Colombes et Gennevilliers se lanceront dès cette année dans une coopération intercommunale volontaire, faisant fi du rejet du schéma directeur départemental présenté par Mr le Préfet.

 

Dès juillet ou décembre de cette année, ces villes avanceront ensemble vers une nouvelle ambition commune, une communauté de destin. Voilà une belle aventure, une dynamique que nous aimerions rejoindre, mais nous demeurons orphelins jusqu’alors. A l’heure où les synergies sont indispensables au regard des difficultés de financement des projets, Clichy ne peut affronter l’avenir seule, car  elle n’en a pas les moyens.

 

Nous insisterons également sur les points suivants.


Tout d’abord, nous proposons au Conseil 3 pistes pour rechercher de nouvelles recettes.


1)    Identifier le patrimoine foncier que la ville doit envisager de céder. Bien entendu, ces cessions doivent s’opérer en tenant compte du gain financier généré sans négliger les projets des acquéreurs. Concrètement, nous pensons à l’immeuble de bureaux du 51 rue Pierre, l’ancienne cuisine centrale ou encore le centre de Murat-le-Quaire. Au-delà de l’attachement que nous pouvons avoir pour ces lieux, il faut malheureusement être conscient des charges financières qu’ils représentent aujourd’hui pour la ville.

2)     Développer une véritable mixité sociale en augmentant le nombre de foyers pouvant payer des impôts. L’équilibre dans ce domaine est de mise et les projets de nouveaux logements doivent privilégier les logements à loyers intermédiaires et l’accession à la propriété

3)  Faire de l’Evénementiel solidaire en partenariat avec les entreprises ce qui réduirait les coûts grâce aux financements  directs ou indirects de ces dernières. A ce titre d’ailleurs, l’attractivité de Clichy est primordiale. Elle passe par l’implantation de nouvelles entreprises, en mettant en avant les secteurs d’activité déjà bien représentés : communication, média, transport-logistique. La redynamisation de l’économie passera par les petites et moyennes entreprises avec une mise à disposition de petites et moyennes surfaces.

 

Un mot ensuite sur le développement durable.


Nous saluons le travail de l’élu en charge du développement durable, mais avec un budget de 11500 euros on ne peut penser qu’une véritable politique dans ce domaine soit réellement engagée !

 

Enfin, nous rappelons notre fort attachement à une planification des investissements d’avenir.

 

Annoncé il y a plus d’un an maintenant sans que nous n’en ayons vu la couleur, un plan pluriannuel d’investissement aurait dû être présenté cette année. Il devient en effet de moins en moins légitime au fur et à mesure que l’on se rapproche de la fin du mandat. Quel est intérêt de construire une programmation pour les 2 ans qu’il reste ?

 

Pourtant, un tel plan aurait été utile à notre commune et l’aurait entrainé assurément dans une maitrise opérationnelle de ses dépenses.

 

Fautes de marges de manœuvres financières, les engagements pris en 2008 ne pourront être tenus, un plan pluriannuel d’investissement aurait permis d’engager un débat clair et encadré, permettant de prioriser les projets réalisables et bénéfiques à l’ensemble des Clichois.

 

A ce titre, nous rappelons ce que nous avions dit l’an passé : il convient d’associer à ce « PPI » un plan pluriannuel de fonctionnement qui aurait pour objet de fixer, pour chaque investissement, une planification des charges de fonctionnements qu’ils vont générer.

 

En effet, un investissement peut engager des montants trop importants, mais en planifiant les coûts de fonctionnement, il peut révéler le retour sur investissement.

 

La mise en adéquation des investissements et des frais de fonctionnement est nécessaire pour faire les bons choix. L’exemple du Rutebeuf en est un exemple frappant et nous craignons pour les prochaines réalisations, le Pavillon Vendôme, que nous avons déjà évoqué, en particulier.

Aussi saluons-nous et soutenons le projet urbain du secteur Pont de Clichy bientôt soumis aux Clichois, projet qui corriger non seulement les défauts urbanistiques d’hier mais redynamisera le Mail Léon Blum par la création d’un pôle d’attractivité. Il conviendra cependant d’y introduire la mixité programmatique aussi bien dans les typologies architecturales (rompre l’effet « barres » que dans l’habitat (mixité sociale) pour donner ainsi du lien entre différents quartiers.

Ce projet ambitieux qui aura pour vocation une remise à niveau urbaine du quartier BDS /Beaujon par différents aménagements (mise en valeur de la Seine, requalification de son potentiel d’espaces publics, introduction d’éléments permettant une connexion facile du quartier) contribuera à l’émergence d’une ville durable qui offrira à ses habitants les conditions d’une ville apaisée pour tous.

 

Voici Mr le Maire, Mr le premier maire-adjoint aux finances, mes chers collègues, ce que nous souhaitions évoquer avec vous ce soir. Les élus MoDem resteront attentifs aux choix qui seront faits dans l’avenir et aux défis que Clichy se doit de relever notamment dans le cadre de leur délégation.

 

Je vous remercie.

 

Stéphane Cochepain, Rachid Haddadi, Alvine Moutongo-Black,

 Sébastien  Renault,  Jean-Marie Sarrot

 

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Vendredi 6 avril 2012 5 06 /04 /Avr /2012 16:10

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Dans un entretien au Monde, François Bayrou, président du MoDem, accuse les responsables politiques et les médias d'éluder les sujets sur lesquels le débat électoral devrait porter.

 

Au début de cette campagne, vous bénéficiiez d'une excellente dynamique dans les sondages. Ce n'est plus le cas. Comment l'expliquez-vous ?


François Bayrou : Je n'ai jamais fait de politique en fonction des sondages. Le climat de la campagne électorale devrait inquiéter tous ceux qui voient la réalité de la situation du pays. La France est dans un état critique. Probablement, parmi les Etats européens, est-elle la plus menacée par une crise profonde. De cela, on ne parle pas. On ne parle que de sujets superficiels et de diversion.

 

Pour ma part, je ne varierai pas d'un millimètre : je traite les vrais sujets, et eux seuls. Et le premier sujet, pour moi, c'est l'emploi, la reconstruction de la production dans notre pays, toutes les productions et tous les emplois.

 

Pourquoi, alors, n'êtes-vous pas entendu ?


Je crois, au contraire, que je vais être entendu, que la campagne va se concentrer sur les sujets nécessaires. Mais il est vrai qu'il est très difficile, pour un pays, de prendre conscience de la réalité de sa situation lorsque tous ses responsables politiques et médiatiques évitent tous les sujets critiques. Comment voulez-vous que les citoyens, seuls contre tous, mesurent la gravité des choses ? On leur explique que tout va bien, que la crise est derrière nous, qu'on peut dépenser...

 

En fait, on est en train de refaire, trente ans après, un remake de 1981. On fait comme si la France pouvait dépenser sans mesure, qu'on pouvait emprunter à tout va, comme s'il était sans conséquence de multiplier les promesses dispendieuses. Mais rejouer 1981 en 2012, avec la menace imminente de la crise financière et sociale au-dessus de la tête, c'est mener le pays au pire accident.

 

Vous n'êtes pas le seul à parler de réduction des déficits. François Hollande l'a fait, pour ne citer que lui, et son programme fiscal n'est pas si éloigné du vôtre...


Moi, je baisse les dépenses et, lui, il les augmente. Excusez du peu ! C'est une divergence notable. Nicolas Sarkozy et François Hollande annoncent tous deux des dépenses supplémentaires. François Hollande veut les augmenter de l'ordre de 28 à 30 milliards d'euros, Nicolas Sarkozy de 10 à 15 milliards d'euros, ou davantage, puisqu'il ajoute 1 milliard tous les jours. Ils n'ont pas le premier centime.

 

Quand je pense qu'on s'est glorifiés d'avoir un déficit à 5,2 % du PIB ! Le déficit, mesuré par rapport aux recettes de l'Etat, représente plus de 10 % de ces recettes. C'est comme une entreprise ou une famille qui aurait 900 euros de ressources par mois et en dépenserait 1 000. C'est ça, la situation du pays. Il est criminel de ne pas en traiter. C'est une absolue irresponsabilité.

 

L'Italie a vu, à l'inverse de la France, ses taux d'intérêts augmenter de 6 %, 7 %, 8 %. La France, en quelque sorte, est-elle passée trop loin du boulet ?


La charge de la dette est de 55 milliards d'euros cette année. Les recettes de l'impôt sur le revenu, c'est 45 milliards. Quel est l'Etat d'un pays dont la totalité de l'impôt sur le revenu ne suffit pas à payer les intérêts de la dette ?

 

M. Sarkozy a indiqué, jeudi 5 avril, qu'il entend équilibrer les comptes publics, en 2016, en associant les grandes collectivités locales à l'effort de réduction de la dépense...


Sur cette dernière affirmation, il a évidemment raison. Il n'est pas imaginable d'obtenir un équilibre des comptes sans que les collectivités locales partagent les efforts. Il faudra négocier un pacte de réduction de la dépense publique, dont ces collectivités seront signataires avec l'Etat et la Sécurité sociale.

 

Mais, comme souvent, les chiffres avancés par Nicolas Sarkozy m'apparaissent tout à fait fantaisistes. Il annonce un déficit de 115 milliards d'euros et, à la ligne suivante, sans filet, une correction de 53 milliards. Il manque 62 milliards. Rien que ça !

 

Vous promettez, vous-même, de réduire les dépenses publiques de 50 milliards d'euros en les gelant en valeur. Pouvez-vous être plus précis ?

 

La France est le pays où la part des dépenses publiques est la plus importante. Elles représentent 57 % du produit intérieur brut (PIB), alors que la moyenne des pays de l'OCDE est de 43 %. Or il n'est pas vrai que notre niveau de contrat social soit de 20 % supérieur à celui des pays qui nous entourent. Il faut dépenser moins et servir mieux.

 

On peut le faire, par exemple, en étalant les programmes d'investissement des collectivités locales dans le temps ou en faisant intervenir le numérique dans la gestion de l'Etat. Dans le domaine de la santé, on peut réorganiser les urgences et la politique du médicament. Je récuse l'idée que les économies entraîneraient une moindre efficience de l'Etat et des systèmes sociaux. Je crois le contraire : nous pouvons améliorer le service au citoyen et faire des économies en même temps.

 

De toute manière, il n'y a que deux options. La première, c'est de se retrouver dans la situation de l'Espagne. La seconde, c'est de résoudre les problèmes avant que d'y être forcés par la plus rude des contraintes. Cela seul est optimisme et volonté, effort et espoir.

 

Les politiques réformatrices dures, telles celles menées en leur temps par Alain Juppé en France ou Margaret Thatcher au Royaume-Uni, ont rebuté l'opinion...

 

Qu'un journal comme Le Monde en vienne à me comparer ou à comparer Juppé avec Margaret Thatcher prouve une préoccupante perte de repères ! Mme Thatcher était dans la mise en cause radicale du modèle de solidarité dans la société britannique. Je vous dis, au contraire, que c'est la dernière fois qu'on peut sauver le modèle social et républicain. Je ne vous dis pas qu'il faut l'abattre, je vous dis qu'il faut avoir le courage de le sauver.

 

Vous semblez dire que ce sera indolore. Est-ce possible ?

 

J'ai dit qu'on peut dépenser moins et servir mieux. Pas que ce serait sans conséquences ou sans changements. Il s'agit d'éviter le risque d'avoir à diminuer de 15 % ou de 20 % salaires et retraites, comme dans d'autres pays. Il s'agit de la seule politique qui puisse sauver, tant que c'est encore possible, notre modèle social et républicain.

 

Pour l'heure, c'est Jean-Luc Mélenchon qui crée une dynamique de campagne...

 

Il y a, dans une partie importante de la population française, l'idée que le grand soir est possible et qu'il suffirait de le décider pour qu'on ne rembourse pas la dette, ou pour que tous les revenus augmentent. C'est un mensonge et un égarement dramatique.

 

Je suis frappé par ce qui s'est passé en Suisse. Dans un pays qui va bien, un référendum a été organisé pour savoir si les citoyens voulaient deux semaines de vacances supplémentaires. Ils ont répondu non. Les principales forces des peuples, ce sont leur conscience et leur volonté.

 

Pour paraphraser de Gaulle, les Français sont-ils des veaux ?

 

Sûrement pas ! Je suis un démocrate qui croit à la démocratie. Si les "élites", comme on dit avec les guillemets d'usage, font leur travail, les peuples sont au rendez-vous. Mais il arrive que les élites trahissent leur devoir.

 

Les élites qui ont trahi, c'est une thèse de Nicolas Sarkozy...

 

Je ne classe pas les élites comme lui. Moi, je suis un défenseur des corps intermédiaires.

 

Alors qui sont ces élites ?

 

Une partie du monde politique et du monde médiatique, qui trahit, parce qu'elle connaît la réalité de la situation et qu'elle a renoncé à en rendre témoignage. Avez-vous écrit une seule fois : "La situation est plus grave qu'on ne vous le dit" ? En Italie, cette phrase a été écrite. Elle ne l'a pas été en France ! Si vous l'écriviez, probablement le climat du pays changerait-il.

 

M. Sarkozy prévoit une réduction du nombre de députés et l'instauration d'une dose de proportionnelle aux législatives. Y voyez-vous une main tendue ?

 

J'ai observé ces dernières heures que mes propositions de moralisation de la vie publique, de réduction du nombre des parlementaires, de correction proportionnelle recueillaient beaucoup d'appréciations positives de la part de Nicolas Sarkozy aussi bien que de François Hollande. Ce doit être l'effet d'une soudaine force de persuasion...

 

Vous avez reçu récemment des signaux de droite et de gauche...

 

Dans la seule journée d'hier, de Nicolas Sarkozy et de ses proches, autant que de François Hollande et de ses proches... Vous laissez entendre qu'il y aurait des arrière-pensées électorales pour le second tour.Vous avez l'esprit drôlement mal tourné.

 

Pour moi, j'y vois la reconnaissance de notre indépendance et le besoin de la résistance aux extrêmes.

 

A droite, certains vous font miroiter le poste de premier ministre de Nicolas Sarkozy.

 

Je suis inaccessible au miroitement. Je suis déterminé à maintenir mon cap, sans varier d'un millimètre. Je ne me laisserai attirer ni dans un cap ni dans l'autre, ni par des manœuvres, ni par des chatoiements, ni par des signes de connivence.

 

Jean-Luc Mélenchon répète qu'il serait impossible pour le Front de gauche de participer à un gouvernement autour de François Hollande qui laisserait une place à François Bayrou. Qu'en pensez-vous ?

 

Que ma vision de la France soit incompatible avec celle que Mélenchon développe, c'est une évidence. Je mets de côté le personnage, l'orateur tribunicien. Mais laisser croire aux Français qu'on peut décider le smic à 1 700 euros le lendemain de l'élection, où fixer la retraite à 60 ans à taux plein, sans qu'une seule pension soit inférieure au niveau de ce même smic, ou créer 800 000 postes de titulaires dans la fonction publiques, cela pour moi est une telle énormité qu'il s'agit d'une atteinte à l'intérêt national. Et à la bonne foi des citoyens qui se laissent embarquer dans cette illusion... Seuls aiment le peuple ceux qui ne lui mentent pas.

Il n'y a aucun moyen, je vous le dis pour le présent et l'avenir, de sortir la France de la crise par l'influence des extrêmes. Pas plus de l'extrême gauche que de l'extrême droite. Et pas davantage dans la guerre des deux camps.

 

L'UMP et le PS, est-ce la peste et le choléra, les mettez-vous sur un pied d'égalité ?

 

Je suis là pour que le pays ait un choix qui ne le ramène ni dans les bras des uns, ni dans les bras des autres.

 

Il y a l'éthique de responsabilité et l'éthique de conviction. Voulez-vous être dans l'action ?

 

Les leçons d'éthique je les reçois, mais je les pèse à leur juste poids. Je livre la bataille pour l'élection présidentielle parce qu'elle est vitale pour le pays. Je suis le seul choix pour les Français qui permette d'écarter la pression des extrêmes. Nicolas Sarkozy est sous la pression de l'extrême droite, où il va puiser ses voix. François Hollande est sous la pression d'une extrême gauche en résurgence.

 

Mais si vous n'êtes pas au second tour...

 

Ne faisons pas de la politique avec des si!

 

Vous avez dit, au début de la campagne, que vous prendriez vos responsabilités. Cela est-il toujours votre ligne ?

 

J'ai toujours pris mes responsabilités.

 

En 2007 aussi ?

 

Absolument. J'ai dit, alors, que je ne voterais pas pour Nicolas Sarkozy.

 

Considérez-vous que les conditions du rassemblement ont progressé par rapport à 2007 ?


Non, c'est à peu près pareil. On en reste à la politique classique et clanique. Or, cette politique - vous pouvez l'écrire et l'encadrer - ne pourra offrir au pays une issue pour s'en sortir. Le rassemblement ne peut se produire que si les Français en décident ainsi.

 

 

Propos recueillis par Patrick Jarreau, Pierre Jaxel-Truer et Arnaud Leparmentier

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